Vous ne vous êtes jamais demandés pourquoi le symbole du dollar comportait deux barres sur un S? Et pis d'abord, pourquoi le symbole du dollar est un S et pas un D? Serait-ce l'oeuvre de quelques fonctionnaires haut placés ayant abusé du bourbon? Que nenni! En fait le symbole n'a rien à voir avec le nom de la monnaie américaine mais avec les Etats-Unis dits United States dans la langue de Shakespeare : les premiers billets imprimés par la Federal Bank portaient en effet cette mention en gros sous la forme d'un grand U et d'un grand S entrelacés, se chevauchant de sorte que le bas de la lettre U se confondait avec le bas de la lettre S. Au fil du temps, ce logo a été stylisé et du grand U, il ne resta plus que deux barres qui se sont au fur et à mesure rapprochées pour former le symbole que l'on connait aujourd'hui.
Les deux barres du € de l'euro ont une histoire identique? Non, pas la peine d'aller chercher aussi loin, d'autant plus qu'ils sont horizontaux et non verticaux. C'est tout simplement pour ne pas confondre le symbole de la monnaie unique européenne avec le E de certaines polices de caractères.
Puisqu'on parle de barres, est-ce que vous ne vous êtes jamais demandés pourquoi votre instituteur insistait fermement pour que vous barriez vos 7 alors que dans vos livres ils ne l'étaient pas (ils ne le sont d'ailleurs pas non plus sur ordinateur) et que les Anglo-Américains se débrouillent très bien sans? Mettons-nous d'accord bordel!! En fait, tout ça remonte au XIIIe siècle avant Jésus-Christ : à cette époque, le peuple d'Israël a quitté l'Egypte depuis trois mois et se dirige vers la Terre promise. Moïse décide de se mettre 40 jours à l'écart sur le mont Sinaï pour communiquer avec Dieu et rédiger les dix commandements sur tablettes de pierre en 3 exemplaires, police 32, Times New Roman, justifié, je passe une ligne je tire un trait à trois carreaux de la marge. Lorsqu'il redescend, il fait part de ce qu'il a écrit sur les Tables de la Loi à une foule en délire : "Tu n'auras pas d'autre Dieu devant ma face. Tu ne tueras point..." et ainsi de suite jusqu'au septième "Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin". "Barre le 7" crie alors la foule en délire. C'est ainsi que, depuis, on barre le 7... ça aurait été drôle si ça avait été ça ^^ ! En fait c'est très simple, on le barre pour ne pas le confondre avec notre 1 et quand on voit certaines écritures penchées ou très mauvaises, on se dit que c'est une sage décision.
Mais alors pourquoi les 7 imprimés ne sont pas barrés? Parce qu'à l'époque de l'invention de l'imprimerie, la barre transversale aurait été trop fragile et vulnérable sur les caractères mobiles en plomb. Ca aurait pu être corrigé avec l'arrivée de l'informatique me direz-vous. Et bien pour une raison de pixels, ça n'est pas si simple : sur les premiers écrans d'ordinateur (écriture verte sur fond noir), il n'y avait pas assez de place pour que le 7 soit barré, faute de pixels, et c'est resté ainsi depuis. Et les British, ils s'en sortent très bien sans barre sur le 7! Oui mais ils font leur 1 comme un I eux, une barre verticale simple.
Voilà pour mon retour! Je change bien évidemment la playlist (depuis le temps) :
- deux groupes, trois morceaux qui me font hésiter de me joindre à Sylvie pour aller le samedi à Rock en Seine fin août : Jónsi, chanteur/leader du groupe islandais Sigur Rós avec son premier album solo tout bonnement magnifique, sorti le 5 avril, dont voici deux extraits Go Do et Tornado, et LCD Soundsystem, aka James Murphy, un des maîtres incontestés de l'électro-rock, avec All My Friends.
- le groupe The Magic Numbers avec le morceau Take a Chance, entendu dans la pub pour Boursorama Banque.
- The Submarines avec Submarine Symphonika, entendu dans une pub pour l'Iphone.
Et je vous laisse avec cette vidéo : la fin du monde sera pixelisée ou ne sera pas :)
